GESTION des aléas de la vie.

Solitude - Inactivité - Précarité - Problèmes de vie. 

" Qu'est-ce qu'un aléa ? - Un aléa est plutôt vu comme quelque chose de négatif : le chômage, la maladie, un ensemble de difficultés. Il y a une notion de fatalité. Ce sont des choses qui nous arrivent et sur lesquelles nous ne pouvons pas intervenir. C'est imprévisible, on ne l'attend pas, on est surpris. Cela est dû au hasard : cela arrive et l'on ne sait pas pourquoi .... 

L'événement survient, on ne peut rien faire. De quelle façon l'appréhender - les possibilités d'y faire face ... 

Le fait d'être entouré a de l'importance pour dépasser l'événement : l'appartenance à un groupe, à une communauté. Chacun réagit différemment et n'a pas les mêmes possibilités d'accéder aux solutions. Si on est entouré, on peut avoir des appuis. Il faut se défendre et savoir qui l'on peut interpeller ...  

Devant les différences sociales de la vie, il n'y a pas d'égalité dans la connaissance des dispositifs, dans les choix à faire. La vie est plus facile pour les uns que pour les autres. On ne peut pas rester impuissant et subir ! ...

il y a d'ailleurs de plus en plus d'associations qui apportent du soutien aux personnes.  Aider les personnes, les plus faibles. Mais il y a de plus en plus d'injustice. Un grand fossé se creuse entre les plus riches et les plus pauvres. Dorénavant, on aurait tendance à croire que l'injustice est le fondement de notre société ...

Quand on se sent appartenir à un groupe, on peut mettre en place, déclencher autre chose qui pourrait aboutir à des droits et une égalité entre citoyen. On n'est pas identique, mais tous semblables. On peut s'entraider ..

 

https://www.cafes-citoyens.fr/categories/monde/comptes-rendus

 

Isolement : état de quelqu'un qui est isolé, moralement seul.

L'isolement peut être lié au déracinement des personnes. Etre isolé, c'est vivre tout seul.

Quand on arrive sur un quartier, on est seul, on se sent seul. Il faut du temps, la rencontre avec l'autre se fait tout doucement. Elle demande de faire un effort. Il faut oser aller vers l'autre pour communiquer. Trouver des moments pour croiser des personnes par exemple le passage du facteur. Mais il faut une certaine affinité avec les personnes pour provoquer la rencontre et poursuivre la discussion.

Quand on rencontre quelqu'un de nouveau, on ne sait pas très bien comment faire pour l'aborder. Il est nécessaire de garder une certaine ouverture, pour qu'il se sente à l'aise, pour qu'il sente qu'il peut revenir, nous interpeller à nouveau, sans pour autant se laisser envahir.

Pour rompre l'isolement on peut participer aux diverses animations que propose la Maison de Quartier, ou rejoindre une association qui se trouve dans notre quartier d'habitation. Souvent, les associations sont en manque de bénévoles.

Participer au Café Citoyen rompt l'isolement sans être intrusif. On prend la parole si l'on veut. On reçoit un courrier, on est attendu. Pour une participante, c'est une contrainte. Elle se doit d'être là, elle a le sentiment d'appartenir à un groupe, elle ne s'autorise pas à faire faux bon.

Pour une personne c'est un des rares ateliers où l'on partage, l'on échange, on parle de son vécu, on ressent le besoin de le partager avec les autres.

Il est plus difficile pour les personnes âgées très peu mobiles, ou handicapée de rompre l'isolement.

Quitter son isolement c'est avoir la possibilité de téléphoner à quelqu'un pour parler. Se sentir utile, partager des moments, transmettre son savoir faire. Certains pensent que l'on a perdu la pratique de l'échange et du partage.

Souvent les personnes disent souffrir d'isolement, mais elles ne sont pas disponibles pour aller vers les autres et ne se rendent pas disponibles, elles semblent préoccupées. Elles ne s'autorisent pas à aller vers des activités de loisir. Le loisir, le plaisir ne doivent pas être culpabilisant. Il faut rester soi-même réaffirmer sa personnalité, on est pas jugé, on retisse des liens sociaux.

Dans le monde du travail, les personnes avaient des réseaux amicaux. C'est un peu moins vrai actuellement. Les personnes se sentent plus isolées qu'auparavant.

La voiture et la télé sont des facteurs d'isolement. Seul devant sa télé ou dans sa voiture.

Quand on prend le bus automatiquement on rencontre quelqu'un, on attend avec quelqu'un. Il y a peut être des habitudes à prendre qui peuvent nous emmener vers la nouveauté. Le co-voiturage est un moyen de rencontre.

Certaines personnes veulent partager, mais leur timidité ne facilite pas l'échange, elles ne savent pas comment entrer en contact.

C'est peut-être une affaire d'habitude. Il faut rompre avec les habitudes. Il faut provoquer la rencontre, se désinhiber. Se contraindre pour ensuite se faire plaisir. Retrouver la force et l'envie.

Mais entrer vraiment en relation avec quelqu'un signifie ne pas être superficiel, avoir une vraie reconnaissance de l'autre. Sentir que quelque chose se passe. Il faut être présent au niveau de l'échange.

Il est important de laisser le choix, c'est une liberté. Quand j'accepte mes contraintes, je suis libre.